Le private equity reste résilient

Le nombre de sorties de participations de fonds de buyout est, aussi, en baisse de près de 19 % avec 984 opérations pour un montant total de 328 Md$ (-23% par rapport à 2015). Une diminution prévisible selon le fonds du fait que le deal flow compte des actifs rachetés après la crise de 2008. Actuellement, les fonds de buyout possèdent, en moyenne, 5 % de leur portefeuille acquis entre 2004 et 2008. De plus, la durée de détention des actifs de ce type de fonds a tendance à se stabiliser, depuis l'année dernière, autour de cinq années contre moins de quatre ans avant la crise financière. « Les sociétés ont été achetées sur des standards de valorisation assez élevés, ce qui entraîne une durée de détention plus importante afin d'obtenir un réel retour sur investissement », explique Daphné Vattier, associé de Bain & Company.

Dans l'Hexagone, les fonds d'investissement ont réuni, sur l'année 2016, 39 Md$ contre 16 M$ en 2015. Cette progression est, notamment, due à la levée d'Ardian Secondary Fund VII à environ 11 Md$ et à celles d'Antin Infrastructure Partners III à 4 Md$. Plus nombreux, les fonds de buyout français ont rassemblé 11,4 Md$ soit une hausse de 58 % par rapport à 2015. « Une des particularités du marché français du buyout par rapport à ses homologues européens est le dynamisme très marqué en 2016 des fonds mid-cap inférieur à 500 M€ », précise Jérôme Brunet, associé de Bain & Company

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