La riposte des banques à leurs nouvelles rivales

Les banques sont aux aguets. Orange Bank, dont le lancement a maintes fois été reporté, verra enfin le jour le 2 novembre. L'opérateur télécom aux 30 millions de clients veut bousculer les banques traditionnelles avec une offre 100 % mobile quasi gratuite. Il espère attirer 2 millions de clients bancaires d'ici dix ans. Son concurrent SFR Altice envisage de lui emboîter le pas d'ici à 2019.  Dans la foulée, d'autres banques mobiles, baptisées « néobanques », très agiles, pointent leur nez. Il s'agit notamment de la start-up allemande N26, qui revendique 100 000 clients en France, et la britannique Revolut (150 000 clients). Ou encore le compte bancaire de Carrefour, C-zam, qui a séduit 90 000 consommateurs en six mois. Leur plus ? Des offres basiques, pratiques et très peu chères, répondant aux exigences d'une nouvelle génération de consommateurs.
« Cette menace peut aussi devenir une opportunité pour les banques. La plupart ont d'ailleurs aujourd'hui un agrégateur. Cela leur permettra d'être davantage pertinents dans leurs conseils », fait valoir Ada Di Marzo, associée responsable du pôle Services Financiers chez Bain & Company.