Rapport annuel mondial du secteur du private equity 2017

ALORS QUE LE PRIVATE EQUITY CONTINUE DE SURPERFORMER LES AUTRES CLASSES D’ACTIFS, LE CAPITAL A INVESTIR ATTEINT DES NOUVEAUX RECORDS ET LA COMPETITION POUR LES CIBLES NECESSITE DE NOUVEAUX SAVOIR-FAIRE POUR L’ORIGINATION ET LA CREATION DE VALEUR


Selon le huitième rapport annuel sur le Private Equity, il devient critique pour les investisseurs de se différencier dans un environnement de levée de fond plus difficile.


Paris, le 27 février 2017 - Dans une année mouvementée pour les investisseurs avec le Brexit et les élections américaines, le Private Equity (PE) aura à nouveau prouvé sa résilience, en produisant de bons résultats en 2016. L’activité de sortie a été forte en 2016, bien qu’en retrait puisque l’essentiel des positions acquises préalablement à la crise financière ont finalement été digérées. Le Private Equity continue d’être une des classes d’actifs préférée des investisseurs institutionnels et les levées de fonds ont été très efficaces, puisque les ‘Limited Partners’ ont continué à recycler leurs distributions dans de nouvelles souscriptions. La performance a été significativement supérieure aux marchés boursiers, tant à court-terme qu’à long-terme. En revanche, 2016 a connu une année en retrait pour les investissements.


Bain & Company, le leader du conseil aux investisseurs du Private Equity, partage aujourd’hui les principaux enseignements de la 8ème édition du Global Private Equity Report :
En 2016, les sorties (ventes par des actionnaires PE), ont chuté de 23% en valeur et de 19% en volume par rapport à 2015 et encore plus en comparaison des niveaux record de 2014. Mais, avec 984 transactions et un marché consolidé des sorties à 328 milliards de dollars, 2016 est en réalité une très bonne année, et la quatrième meilleure année de l’histoire du secteur. La baisse observée n’est pas liée à un contexte de sortie défavorable, mais plutôt à un retour à la normale du pipeline de sortie, puisque les firmes ont finalement digéré les millésimes exceptionnels de 2006 et 2007 qui ont précédé la dernière crise financière mondiale.

« Dans la mesure où le flux des sorties est déterminé par les transactions réalisées pendant les années précédentes, cette baisse des sorties en 2016 n’est pas une surprise. » selon Hugh Mac Arthur, responsable mondial du pôle Private Equity pour Bain & Company. « En quelques années, le secteur s’est normalisé suite aux sorties des millésimes 2006 et 2007. Et bien que 2016 ne sera pas un millésime extraordinaire, il restera une très bonne année notamment pour la liquidité. »

Les firmes se sont désormais adaptées à un ‘nouveau normal’ et notamment à des durées de détention de 5 ans, en hausse par rapport à la moyenne récente de 3 à 4 ans. Bain s’attend à ce que cette tendance perdure à moyen terme, compte tenu des prix très élevés et des sources de bêta mal orientées, qui vont donc amener les ‘General Partners’ (GP) à engager des efforts conséquents pour créer de la valeur par l’alpha dans les sociétés de leurs portefeuilles.

L’activité d’investissement a elle aussi été en baisse en 2016 (-18% et -14% en volume et en valeur respectivement par rapport à 2015). Les valorisations record et la compétition intense - notamment des industriels – a rendu le marché plus difficile. Ainsi, les multiples d’acquisition ont atteint 10.9x EBITDA aux Etats-Unis au troisième trimestre. La difficulté à investir du capital, ainsi que l’enthousiasme des souscripteurs pour la classe d’actif Private Equity, ont conduit à établir un niveau record de 1.5 trillion de dollars en poudre sèche (le capital souscrit non investi), dont 534 milliards pour le LBO. Cette situation va forcer les firmes de Private Equity à se remettre en question afin d’augmenter leurs chances de sourcer une plus grosse part de bonnes transactions. Attendre que les opportunités se présentent et s’engager sur les processus de transaction avec le reste du marché n’est plus une option pour les fonds.

« Il ne fait aucun doute que les transactions sont plus difficiles à réaliser. Les études disponibles montrent qu’en moyenne, moins de 20% des opportunités du pipeline d’un fonds sont pertinentes pour lui » explique Jean-Marc Le Roux, responsable du pôle Private Equity en France. « Il est maintenant nécessaire d’avoir une approche systématique pour trouver des deals. Cela commence par le développement d’un point de vue très clair sur les types de deals qu’un fonds réussit le mieux, et qu’il va rechercher activement. Et ce, avant même d’envisager un quelconque deal. Les meilleurs fonds vont ensuite activer et développer un réseau avec les bons contacts aux bons endroits afin de les aider à trouver, diligenter et conclure de bonnes transactions. »

Selon Jean-Marc Le Roux, lorsque les deals se produisent, ils se font à des prix élevés. Avec une durée de détention d’environ 5 ans, la marge d’erreur pour produire de l’alpha et fournir des retours satisfaisants aux LP s’est considérablement réduite. Pour faire face, les GP codifient leurs approches largement éprouvées sur le ‘champ de bataille’: ce qu’ils savent bien faire, ce qui a et ce qui n’a pas fonctionné, où et comment leurs fonds ont créé de la valeur pour les LP. Ils formalisent leurs meilleures pratiques de sorties en documentant en détail la séquence des actions qui ont permis de maximiser la valeur de chaque investissement sur plusieurs années.

Pour la quatrième année consécutive, les flux de capitaux vers le Private Equity ont été très solides en 2016, atteignant 589 millions de dollars, à peine 2% en dessous de 2015, et facilités notamment par 11 levées de ‘méga-fonds’ de LBO (fonds supérieurs à 5 milliards), totalisant ensemble 90 milliards au closing.

Mais avons-nous atteint la situation idéale ? De nombreux GP redoutent une surchauffe du secteur, à commencer par le rythme effréné des levées de fonds. Bain estime que les distributions vont continuer à dépasser les appels de fonds et que l’intérêt des LP pour le Private Equity va perdurer. Cependant, l’environnement de levée de fonds pourrait devenir moins favorable dans les années à venir. Par conséquent, il sera très important pour les GP de se focaliser sur leurs sources de différenciation pour la période à venir.


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Pour obtenir une copie de l’intégralité de la septième édition du rapport mondial de Bain & Company ou pour programmer une interview avec Jean-Marc Le Roux, Daphné Vattier ou Jérôme Brunet, veuillez contacter :

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